Mike Powell

Mike Powell
Date de naissance : 10 novembre 1963
Lieu de naissance : Philadelphie (Etats-Unis)

Palmarès
2 JO 8m49 Longueur Seoul (1988)
1 CM 8m95 Longueur Tokyo (1991)
2 JO 8m64 Longueur Barcelone (1992)
1 CM 8m59 Longueur Stuttgart (1993)
3 CM 8m29 Longueur Goteborg (1995)

Record
Longueur RM 8m95 (+0.30) 30/08/1991 Tokyo (Japon)

30 août 1991 : L'athlète américain Mike Powell bat le record du monde du saut en longueur détenu depuis 1968 par Bob Beamon, avec un saut de 8 mètres 95, aux championnats du monde d'athlétisme de Tokyo. Alors que tout Le Monde s'attend à la victoire de son compatriote Carl Lewis qui vient de devenir pour la troisième fois consécutivement champion du monde de 100 mètres, Mike Powell réalise l'exploit.

Battu par Lewis à Barcelone, il prend sa revanche à Stuttgart, et il vise le mur des 9 mètres dans un avenir proche. L'homme volant sait toutefois garder les pieds sur terre, posant un regard sévère sur le racisme dans son pays et dans le monde. Rencontre (juin 1994).
Quand vous étiez plus jeune, qu'est-ce qui a motivé votre choix pour la longueur ?
Avant de me décider pour la longueur, j'ai fait un peu de tout, de la hauteur, des courses, puis ce sont mes performances qui ont déterminé la suite de ma carrière. Après le record de Tokyo, je me suis efforcé d'être toujours meilleur, de sauter toujours plus loin. Les 8,95 m restent encore loin, même lorsqu'on les a déjà franchis. Mais si je reste convaincu que je peux faire de nouveau un tel saut, d'autres que moi peuvent y parvenir. Je suis fier d'avoir sauté à cette distance, très fier même, je me suis senti le plus fort... pendant deux heures peut-être ! Mais, en fait, je ne peux pas être si fier que ça tant que je n'ai pas confirmé que je suis meilleur que tout le monde en ce domaine, tant que je n'ai pas battu de nouveau le record du monde. Je suis bien obligé de penser que je peux perdre la prochaine compétition. Je n'ai pas le choix : je dois aller encore plus loin.

Vous êtes déjà venu à Saint-Denis, où le public est chaleureux, enthousiaste, quels sont vos rapports avec le public ?
Je me souviens parfaitement de cette compétition et du public que j'ai beaucoup apprécié. Avec un public qui participe, qui m'encourage, je saute mieux. Quelquefois, il m'arrive de parler à des gens. J'aime bien que la foule sache où j'en suis, ce que je ressens, ce que je fais, ce que je pense, si je souris, si je suis triste. Tout en écoutant la musique, j'essaie toujours d'établir une relation amicale avec le public, afin de mieux courir, et cela m'aide à comprendre ce qui se passe.

Vous écoutez toujours de la musique ?
J'écoute toujours de la musique rap ou du funky, je me sens plus relax avec cette musique. J'adore danser, et, pour danser, c'est ce qu'il y a de mieux.

Vous considérez le saut comme une danse ?
Oui, absolument, c'est une danse, qui comporte beaucoup de rythme. Si j'ai un bon rythme dans la piste d'élan, je sais que le saut sera bon. La musique en tant que telle n'a pas grand-chose à voir là-dedans, mais le rythme est très important, pas seulement pour sauter, mais dans ma vie en général. Il n'y a qu'aux jeux Olympiques que je ne prends pas mon Walkman, c'est interdit.

Lorsqu'on effectue un saut, a-t-on le temps de penser à autre chose ?
Tout dépend du saut. Si je saute bien, j'ai le temps de penser ! Pendant la course d'élan, je suis très concentré, puis une fois en l'air, je sais quand j'ai réussi un saut. J'ai connaissance d'avoir réalisé une bonne performance dès la planche d'appel, et même avant. Je peux ressentir cela pendant la course, en fonction du rythme. Le temps que je passe en l'air est extrêmement bref, mais c'est un instant très agréable. C'est le moment le plus plaisant que j'éprouve en bondissant. Le bond, c'est le terme que j'emploie pour le saut. C'est probablement pourquoi j'aime le basket : être en l'air, c'est aussi ce que je préfère dans ce sport, cette sensation est formidable.

En dehors de l'athlétisme, qui est très prenant, vous engagez-vous dans d'autres domaines ? Etes-vous mobilisé par certains sujets ?
Tout d'abord, le plus important pour moi, en tant qu'individu, ce sont ma famille et mes amis. Je mène aussi une lutte contre la discrimination raciale, qui sévit aux Etats-Unis, mais aussi partout dans le monde. Individuellement, je ne peux pas faire grand-chose. Par ce que je fais, ce que je représente, j'essaie d'être un bon exemple vis-à-vis des jeunes, des Noirs mais aussi de tous les autres. Je m'efforce de faire changer d'avis à certains, à propos de leur attitude envers les Noirs. Je leur explique que des gens sont bons, d'autres sont mauvais, mais que cela n'est pas une question de couleur.

Après votre victoire à Tokyo, avez-vous noté un changement d'attitude auprès des gens que vous rencontrez, au sujet du racisme par exemple ?
Malheureusement, non. Quand je voyage ou bien que je vais au restaurant, certaines personnes ont tout d'abord un mouvement de rejet, parfois même grossier. Ensuite, en apprenant qui je suis, elles s'écrient : « Monsieur Powell, vous êtes si génial, asseyez-vous, prenez une bière avec nous ! » Je vois cela tout le temps, et ça me rend très triste. (Source)

Après son échec aux JO d'Atlanta, Mike Powell annonça son retrait de la compétition. Il la reprend finalement en 2001 avant de se retirer définitivement après les JO d'Athènes.
# Posté le mercredi 22 mars 2006 04:52

Maurice Greene

Maurice Greene
Maurice Greene est né le 23 juillet 1974 à Kansas City. Après avoir pratiqué plusieurs années à la fois le football américain et l'athlétisme, il opta pour ce dernier, dans lequel il était meilleur. En 1995, Greene prend part au 100m des mondiaux de Göteborg. C'est sa première compétition internationale. Mais il est éliminé en quart de finale. Sa saison suivante et décevante; il ne parvient pas à faire partie de la sélection américaine pour les jeux d'Atlanta. Mais il explose la saison suivante. Il est sacré champion du monde du 100m aux mondiaux d'Athènes. Dès lors, Greene domine le 100m : il conserve son titre en 1999 et 2001 et s'offre le titre olympique aux jeux de Sydney, établissant un nouveau record du monde (9sec79) (record précédent : Donovan Bailey en juillet 1996 : 9sec84). En 1999, il décroche également l'or su 200m et devient ainsi le premier à réaliser le doublé en championnat du monde. Il perd son record en 2002 lorsque Tim Montgomery court en 9sec78 à Paris. (En 2005, Asafa Powell court en 9sec77.) Aux jeux d'Athènes, Greene est médaillé de bronze sur 100m et l'argent sur 4x100m. En juin 2005, en finale des sélections américaines pour les mondiaux d'Helsinki, il se blesse et doit donc renoncer au 100m des championnats du monde. Il participera néanmoins au 4x100m américain mais celui-ci sera disqualifié en demi-finale.
Le tatouage qu'il a sur le bras représente un pitbull. Et il y est écrit "G.O.A.T.", ce qui en dit long sur le regard qu'il porte sur sa carrière. "Goat" signifie chèvre en anglais et également : "Greatest Of All Time " (= le meilleur de tous les temps)!
# Posté le jeudi 13 avril 2006 08:14

Rosemarie Ackermann

Rosemarie Ackermann
Née le 4 avril 1952 à Lohsa
Nationalité : RDA

Elle révolutionne le saut en hauteur
Comme beaucoup d'Allemandes de l'Est, Rosemarie a découvert l'athlétisme très jeune : à 11ans, elle franchit 1m21. A 14ans, elle atteint 1m65. Grande (1m75), elle a rêvé, quand elle était petite fille, de devenir ballerine.
Le 24 août 1974, Rosemarie égale le record du monde de Blagoeva avec 1m94. Deux semaines plus tard, aux championnats d'Europe à Rome, elle devient seule détentrice avec 1m95.
Elle gravit un nouveau sommet le 8 mai 1976 à Dresde avec 1m96. Elle devient ensuite championne olympique à Montréal avec 1m93. Blessée au cours de l'hiver, elle n'effectue sa rentrée qu'en juillet 1977 en égalant son propre record; puis en Coupe d'Europe à Helsinki, elle atteint un nouveau palier, 1m97. Pour la première fois, elle a demandé que la barre soit placée à 2m. Jamais encore une femme n'a tenté cette hauteur. Elle échoue d'un rien. Ce n'est que partie remise : le 26 août, dans l'immense nef du stade olympique de Berlin, Rosemarie entre dans la légende : 1m80, 1m86, 1m89, 1m92, 1m97, 2m au premier essai. Soixante ans après que George Horine a franchi 2m, une femme atteint ce sommet, en rouleau ventral, dont elle est la dernière tenante.

Source : La fabuleuse histoire de l'athlétisme - Robert Parienté - Alain Billouin
# Posté le mercredi 19 avril 2006 09:51
Modifié le lundi 02 juillet 2007 23:45

Jean Galfione

Jean Galfione
Un esprit sain dans un corps sain
Né le 9 juin 1971 à Paris dans une famille sportive, le jeune Jean est d'abord gymnaste, sport longtemps pratiqué par sa mère, puis escrimeur, passion du père et de l'oncle, Jean-Claude Magnan, médaillé olympique. Il découvre la perche à l'âge de 13 ans avec le décathlon. Repéré par Maurice Houvion, entraîneur à l'INSEP, Jean commence donc à se consacrer à la perche malgré des débuts parfois difficiles. Après des entraînements poussés, les progrès se font sentir et il finit par battre le record de France Cadets en 1988. Il continue sur sa lancée en devenant champion du monde Junior en 1990, champion de France en salle en 1993 et champion olympique en 1996, avec un saut à 5,92 au 1er essai, à Atlanta, alors que le tsar Serguei Bubka est blessé. Le samedi 5 mars 1999, il entre dans le club très fermé des perchistes à 6 mètres, à Maebashi, au Japon, aux Championnats du monde en salle. Mais son inconstance chronique lui joue encore des tours aux Mondiaux 1999 à Séville, lui valant un zéro pointé. Après une saison 2000 perturbée par une opération d'un pneumothorax, Galfione, par ailleurs handicapé par une tendinite à la cheville gauche, échoue en qualifications aux JO de Sydney. La suite est un véritable chemin de croix, marqué par des saisons 2001 et 2002 écourtées en raison de blessures récurrentes aux tendons d'Achille, qui se termineront par une opération en juillet 2002. Dès lors, seuls comptent pour lui les Mondiaux 2003 organisés à Paris, au Stade de France, mais, la mort dans l'âme, il doit déclarer forfait, malgré une "invitation" du DTN qu'il refuse. En 2004, il ne parvient pas à se qualifier pour les jeux d'Athènes qui auraient vraisemblablement été ses derniers. En mars 2005, il obtient, après des années gâchées par les blessures, une très belle sixième place en finale des championnats d'Europe indoor à Madrid. Aujourd'hui double détenteur du record de France (6m en salle et 5,98m en extérieur), Jean participe également à de grands projets humanitaires. Il est par exemple à l'origine de livres de photos pour Sports sans Frontières (www.sportsansfrontieres.org).
Helsinki 2005 :
Perche - 8e groupe A avec 5m45 - non qualifié
Palmarès
1993 CM Indoor Perche 3 5m80 Toronto
1994 CE Perche 3 5m85 Helsinki
1995 CM Perche 3 5m86 Goteborg
1996 JO Perche 1 5m92 Atlanta
1998 CE Perche 3 5m76 Budapest
1999 CM Indoor Perche 1 6m00 Maebashi
Records
23/07/1999 Perche 5m98 RF Amiens (France) outdoor
06/03/1999 Perche 6m00 RF Maebashi (Japon) indoor

Son site officiel : www.jeangalfione.com
Autre site : http://jeangalfione.fr.vu
# Posté le jeudi 27 avril 2006 14:21
Modifié le lundi 02 juillet 2007 23:45

Javier Sotomayor

Javier Sotomayor
"Le meilleur sauteur"
Javier Sotomayor est né le 13 octobre 1967. Il est Cubain. Il détient le record du monde de la hauteur avec 2m45 (le 23 juillet 1993) et le record du monde indoor de la spécialité avec 2m43 (le 4 mars 1989). Il démarre sa carrière internationale aux mondiaux indoor de Paris en 1985 où il se classe deuxième. En 1989, il gagne le titre à Budapest en franchissant 2m43. Il est champion olympique à Barcelone en 1992 et champion du monde à Stuttgart l'année suivante. Son palmarès continue de s'étoffer. Il est champion du monde à Athènes en 1997. Il se souviendra sans doute longtemps de l'été 1999, le moment le plus noir de sa carrière. L'athlète cubain participe alors aux Jeux panaméricains de Winnipeg au Canada. Mais cette fois-ci, ce ne sont pas ses bonds exceptionnels qui sont parler de lui mais le dopage. Un contrôle révèle alors que le champion a utilisé de la cocaïne. Stupeur à Cuba, l'affaire se transforme en drame national. La Havane ne peut pas croire que son idole, véritable ambassadeur de l'île, se soit compromis de cette manière et crie au complot.
Résultat de l'affaire, Sotomayor écope de deux ans de suspension ce qui signifie pas de championnat du monde et surtout pas de Jeux olympiques. Pourtant, il se présente bien sur le sautoir de Sydney. Dans son malheur, le Cubain bénéficie des grâces de la Fédération internationale d'athlétisme. L'IAAF, très indulgente, ramène sa suspension de deux ans à un an pour "circonstances exceptionnelles", une décision considérée par beaucoup comme une défaite dans la lutte contre le dopage. Oubliée la traversée du désert, et retour à la compétition. Son entraîneur l'affirme, "à Sydney, il ira chercher l'or". Difficile de ne pas avoir cette ambition pour celui qui fut quatre fois champion du monde en salle, champion olympique à Barcelone avant de battre un an plus tard le record du monde avec un saut à 2,45 m. "Je ne suis pas à 100%, explique le champion. Même si c'est du bronze, je ne serai pas déçu, mais mon intention est de gagner." Il reviendra finalement avec l'argent et un saut à 2m32. Son étonnant palmarès s'achève là.
Palmarès
2 CM Indoor 2m30 Hauteur Paris (1985)
1 CM Indoor 2m43 Hauteur Budapest (1989)
3 CM Indoor 2m31 Hauteur Séville (1991)
2 CM 2m36 Hauteur Tokyo (1991)
1 JO 2m34 Hauteur Barcelone (1992)
1 CM 2m40 Hauteur Stuttgart (1993)
1 CM Indoor 2m41 Hauteur Toronto (1993)
2 CM 2m37 Hauteur Goteborg (1995)
1 CM Indoor 2m38 Hauteur Barcelone (1995)
1 CM 2m37 Hauteur Athènes (1997)
1 CM Indoor 2m36 Hauteur Maebashi (1999)
2 JO 2m32 Hauteur Sydney (2000)
# Posté le jeudi 11 mai 2006 03:12